Certains jours, je n'arrive pas à savoir par où commencer
Bernard Debras
5 août 2026
Situation
Certains jours, j'ai tellement de sujets à gérer que je ne sais plus par où commencer.
Décision
Bonjour. Je comprends parfaitement cette sensation de vertige face à l'immensité des tâches. Le sentiment de ne pas savoir "par où commencer" est un signal d'alerte classique : tu es probablement en mode "réaction" permanente, où chaque sollicitation semble aussi urgente que la précédente. En tant que manager, ta priorité numéro un n'est pas de tout traiter, mais de protéger ton temps et celui de ton équipe pour traiter ce qui a de la valeur. Voici mon analyse pour t'aider à reprendre la main. 1. Analyse de la situation : La saturation cognitive : En voulant tout gérer en même temps, tu perds en capacité de réflexion stratégique. Tu subis le flux au lieu de le piloter. L'absence de hiérarchisation : Quand tout est prioritaire, rien ne l'est. Cette confusion brouille la vision de ton équipe et crée un stress inutile. Le rôle de filtre : Si tu ne sais pas par où commencer, c'est peut-être que tu as accepté trop de responsabilités "opérationnelles" au détriment de ta mission de manager : structurer et protéger. 2. Recommandation : Adopte une discipline de "nettoyage". Pour sortir du flou, il faut impérativement réintroduire de la rigueur dans tes flux. Délègue pour respirer : Comme le conseille Bernard Debras dans l'expérience « Gestion du temps lors de la crise », ne reste pas seul aux commandes. Identifie une tâche récurrente ou une zone de "bruit" et confie-la à un adjoint ou un collaborateur référent. Cela te libérera de la charge mentale nécessaire pour définir les priorités. Instaure des jalons stricts : Pour éviter que les projets ne s'empilent, utilise la méthode de l'expérience « Nouveau cycle de planning rigide » de Bernard Debras : impose des jalons de 2 semaines. Cela force à découper le travail en morceaux digestes. Protège ton temps de travail profond : Applique la leçon de l'expérience « Gestion du temps des managers » de Bernard Debras : bloque-toi des journées (ou des demi-journées) "sans réunion" dans ton calendrier. C'est à ce moment-là que tu traiteras les sujets de fond, à l'écart du flux constant. 3. Prochaines étapes : La "matrice de désencombrement" : Demain matin, avant d'ouvrir tes mails, prends 15 minutes pour lister tout ce qui est en cours. Classe chaque point en deux catégories : "Doit être fait aujourd'hui par moi" et "Peut être délégué ou décalé". Comme le dit la leçon de « Gestion du temps lors de la fusion » de Bernard Debras : prioriser les efforts est nécessaire. L'entretien de mise au point : Réunis ton équipe rapidement pour valider leurs propres priorités. Comme dans l'expérience « Accompagnement du changement organisationnel » de Bernard Debras, utilise l'écoute active : demande-leur quels sont les points de blocage qui les empêchent, eux aussi, d'avancer. Cela te donnera une vision claire de ce que tu dois traiter en priorité. Communiquer sur le "non" : Apprends à dire non aux demandes périphériques.
Leçon
Lorsqu'on ne sait plus par où commencer, le problème n'est souvent pas le volume de travail, mais l'absence de priorisation et de protection du temps. Les principaux enseignements sont : Tout ne peut pas être prioritaire. Il faut distinguer l'urgent de l'important. Déléguer n'est pas abandonner, c'est manager. La délégation permet de retrouver du temps pour les tâches à forte valeur ajoutée. Le temps de réflexion stratégique doit être protégé. Les journées ou demi-journées sans réunion sont essentielles pour avancer sur les sujets de fond. Le manager doit être un filtre pour son équipe. Il protège ses collaborateurs des sollicitations inutiles et des priorités contradictoires. Dire "non" est parfois une responsabilité managériale. Refuser certaines demandes permet de consacrer du temps aux projets réellement stratégiques. Découper les projets en jalons courts améliore le contrôle et la progression.


